Vivre dans sa région : à la découverte de l'usine d'Aproz
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Dans le cadre du projet cantonal « Vivre dans sa région », la classe de 5H de Mandy Disière et Laetitia Vouillamoz, à Riddes, a mené son enquête sur l’usine d’eaux minérales d’Aproz, le plus grand embouteilleur suisse.
Ce projet ambitieux a abouti à la création d’un véritable journal intitulé Royal News Riddes (RNR), fruit d’un travail collectif qui a mobilisé les élèves sur plusieurs semaines. Vous verrez, c’est Royal comme travail !
Le projet s’est articulé en plusieurs phases : préparation de la visite, collecte de données, rédaction d’articles et mise en page du journal. Certaines phases ont été plus laborieuses que d’autres ! En tout cas, une chose est certaine : lors de la phase de rédaction des textes, les élèves ont appris à bien enregistrer leur document avant de quitter l’application !
Les élèves ont adopté une véritable posture de journalistes-géographes. Ils ont formulé des questions selon les quatre concepts centraux du Plan d’Etudes Romand : acteurs, localisation, organisation et échelle. Puis ils ont récolté les réponses directement auprès des employé·es de l’entreprise, lors de leur visite au mois de mars. Un groupe d’élèves a même porté la responsabilité de la prise de photos lors de la visite ! On vous a épargné les nombreux essais et photos floues bien évidemment ! On a sélectionné que les meilleures, promis !
Le journal RNR traite de l’histoire d’Aproz, de son organisation interne, de ses employé·es, de son processus de production et de sa localisation dans la région.
Du point de vue des objectifs du Plan d’Etudes Romand, ce projet a permis de travailler de nombreuses compétences transversales et disciplinaires :
- En sciences humaines et sociales, les élèves ont approfondi leur connaissance du tissu économique régional, en s’interrogeant sur la filière d’approvisionnement en eau et sur les liens entre l’entreprise et son territoire. La géographie a donc été au cœur de la démarche : lecture de cartes, analyse des aménagements et de la production.
- En français, les élèves ont produit des articles structurés, appris à reformuler des informations recueillies oralement et travaillé la langue en contexte réel. La majuscule, le point et le sens ont été plus que travaillé ! On a la douce croyance que cela sera chose acquise pour la suite, évidemment !
- L’éducation numérique a également été de mise, notamment à travers l’utilisation d’outils de traitement de texte, la recherche d’informations en ligne, la création d’une grille de mots-cachés et l’intégration de photographies dans le journal.
- Mais surtout, tout ce travail n’aurait pas été possible sans une excellente collaboration entre l’ensemble des élèves. En effet, cette dernière a été centrale tout au long du projet : répartition des tâches, travail en sous-groupes thématiques, mise en commun, choix du nom du journal et des photos. Bon, on va être honnête, quelques petites tensions sont quand même apparues, mais un compromis a toujours pu être trouvé !
- Pour terminer, la créativité des élèves s’est exprimée pleinement dans la conception du journal : choix du contenu, illustration, quiz…. Les enfants fourmillaient d’idées et plus ils en proposaient, plus la maîtresse se décomposait en se disant qu’il serait impossible de tout réaliser dans le laps de temps défini.
Ce projet illustre de manière concrète comment une sortie scolaire peut devenir le point de départ d’un apprentissage riche, pluridisciplinaire et ancré dans la réalité locale.
Les élèves ont quitté la classe – avec une grande joie, vous pouvez bien l’imaginer – pour mieux y revenir, porteurs d’un regard nouveau sur le monde qui les entoure, fières et fiers d’avoir produit un objet concret témoignant de leur dur labeur.
Le projet « Vivre dans sa région » donne un véritable sens aux apprentissages et apporte une grande valeur ajoutée aux apprentissages. Les élèves ont éprouvé énormément de plaisir à créer ce journal pour vous. Ils espèrent donc que vous aurez beaucoup de plaisir à le lire et à le découvrir. Vous en trouverez une version allégée pour notre site ci-après.
Bonne lecture à toutes et à tous !
Laetitita Vouillamoz, enseignante
